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Célébration de la journée internationale des droits de la femme au siège de la CONFEMEN

Message du Secrétaire général, le Professeur Abdel Rahamane BABA-MOUSSA

8 mars 2019-1

La communauté internationale a célébré, ce 8 mars, la journée internationale des droits des femmes. La CONFEMEN est partie prenante de cette célébration et il est opportun de rappeler que parmi les droits pour lesquels des disparités importantes sont observées entre hommes et femmes, il y a le droit à l’éducation.

En effet, selon les chiffres récents publiés par la communauté internationale, plus de 130 millions de filles âgées de 6 à 17 ans dans le monde n’ont toujours pas accès à l’école et 1 fille sur 4 ne va pas à l’école dans les pays en développement. Pourtant, on convient tous de l’importance de l’éducation des filles avec Mme Irina Bokova, ancienne Directrice générale de l’UNESCO qui disait : « Éduquer une fille, c’est éduquer une nation ». Dans cette perspective, il est clair que le droit à l’éducation va bien au-delà de la scolarisation et renvoie plus globalement à l’apprentissage, sous toutes ses formes, tout au long de la vie : c’est la base de l’accès à tous les autres droits.

En effet, les chiffres disponibles en 2018 (UNESCO, Plan international…) montrent que les filles et les femmes sont les plus grandes victimes d’inégalité diverses. Plus de 60 % des adultes analphabètes dans le monde sont des femmes ; seulement 35 % de filles étudient en sciences, technologis, ingénierie et mathématiques (STEM) dans l’enseignement supérieur (3% à en TIC). Les filles sont plus de 60 millions à subir le travail forcé, 12 millions sont mariées de force chaque année avant 18 ans, 10% ont subi la violence sexuelle avant 20 ans et un tiers d’entre elles tombe enceinte avant 18 ans et sont déscolarisées si elles étaient scolarisées.

Face à cette situation, il n’y a plus de doute aujourd’hui qu’il faut agir sur l’éducation comme une solution sure. Dans cette perspective, la Stratégie de la Francophonie pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, des droits et de l’autonomisation des femmes et des filles adoptée lors du Sommet d’Erevan en 2018, accorde une place importante à l’éducation notamment à travers l’axe 2 : « assurer une éducation et une formation de qualité et libre de discrimination tout au long de la vie, et valoriser la participation des femmes à l’enseignement supérieur et à la recherche ». Il s’agit, dans le contexte de diversité linguistique qui caractérise la Francophonie, d’investir en priorité dans « des systèmes plus équitables d’éducation et de formation de qualité en langue française, intégrant davantage la perspective de genre pour améliorer les résultats des femmes et des filles en matière d’accès, de rétention et de qualité des acquis scolaires ; d’apprentissage tout au long de la vie ; d’accès et de participation des femmes à l’enseignement supérieur et à la recherche ; sans discrimination aucune à l’égard des femmes dans les établissements d’enseignement supérieur.

La CONFEMEN est partie prenante de ce projet et, dans son rôle d’accompagnement des ministres de l’éducation de la Francophonie, veut contribuer activement à fédérer les moyens et mettre en synergie les actions de toutes les structures, organisations et opérateurs de la Francophonie. Il s’agit de voir comment «  Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement » dans les systèmes éducatifs francophones.

C’est ce qui a sous-tendu la séance d’échange conviviale organisée par le Secrétaire général avec tout le personnel du Secrétariat technique permanent de la CONFEMEN.

8 mars 2019-2

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