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Déclaration de Yaoundé sur l’éducation de base, Juillet 1994

46e session générale de la Conférence des Ministres de l’Education des pays ayant le français en partage Yaoundé (Cameroun), 27 juin – 1er juillet 1994

La Conférence des Ministres de l’Education des pays ayant le français en partage, réunie pour sa 46e session générale à Yaoundé du 27 juin au 1er juillet 1994,

RAPPELANT la résolution de réorientation de la CONFEMEN adoptée à Dakar, en 1993, lors de sa 45e conférence.

RAPPELANT la résolution adoptée à Maurice (1993) par le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement ayant le français en partage.

CONSIDÉRANT que l’éducation est le moyen privilégié de promouvoir les valeurs humaines universelles, la qualité des ressources humaines et le respect des diversités culturelles.

SE RÉFÉRANT à la définition adoptée par la Conférence Mondiale de Jomtien sur l’Education pour tous :

« L’éducation de base est celle qui fait acquérir à l’individu dans un contexte historique, social et linguistique déterminé, un minimum de connaissances, d’aptitudes et d’attitudes lui permettant de comprendre son environnement, d’interagir avec lui, de poursuivre son éducation et sa formation au sein de la société et de participer plus efficacement au développement économique, social et culturel de celle-ci. »

CONSIDÉRANT que l’éducation de base constitue le fondement du processus global de l’éducation,

SE RÉFÉRANT au document de la CONFEMEN sur l’éducation de base (voir : L’Education de base : Vers une nouvelle école),

AFFIRME que l’éducation de base, seule apte à répondre aux besoins éducatifs fondamentaux, est sa priorité,

DÉCIDE de la placer au cœur de ses préoccupations et de ses actions, tant au niveau national qu’international,

DÉCIDE de poursuivre et de veiller à la mise en oeuvre de programmes correspondant aux priorités suivantes :

la démocratisation et la décentralisation de l’enseignement, notamment par le développement d’une dynamique partenariale autour de l’école, le financement des écoles, l’accroissement des infrastructures et la coordination des aides, l’amélioration de la gestion scolaire et le développement des capacités institutionnelles, la planification et l’évaluation de l’éducation, la scolarisation des filles, la redéfinition des finalités de l’école et la réforme des curricula, la production de matériel didactique et l’édition scolaire, la motivation, la formation et l’encadrement des maîtres.

DÉCIDE d’intervenir auprès des partenaires financiers internationaux afin que l’éducation soit soustraite aux contraintes de l’ajustement structurel.

DEMANDE aux instances institutionnelles des Sommets de privilégier dans la programmation éducation-formation l’éducation de base selon les axes suivants : la réforme des curricula, harmonisés au niveau régional, la production de matériel didactique et l’édition scolaire, l’encadrement des enseignants et la formation des formateurs.

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