EPS et Sport scolaire

Pour transmettre aux enfants, les compétences requises, l’éducation doit d’avantage se recentrer sur :

  • La formation des attitudes ;
  • La construction du comportement ;
  • L’inculcation des valeurs de paix, de civisme et de citoyenneté ;
  • L’inclusion et le développement équitable.

Cette affirmation des spécialistes de l’éducation, portée par la Charte internationale de l’Éducation physique, de l’activité physique et du sport,  témoigne de l’intérêt de relancer l’Éducation physique et sportive (EPS) à l’école.

Le développement de l’EPS, dans le cadre des systèmes éducatifs des pays du Sud, est une préoccupation partagée par la CONFEMEN et la CONFEJES. Ces deux institutions ont développé une réflexion et des initiatives communes visant à redynamiser l’EPS au sein des systèmes éducatifs. Au terme des réflexions déjà menées, il apparait ce qui suit :

L’EPS a occupé jadis un rôle important dans nos systèmes d’enseignement. Dans certains niveaux d’enseignement, les élèves avaient au moins deux (2) heures d’éducation physique et sportive par semaine pour s’initier à la pratique de ce type d’activités et exprimer toutes leurs potentialités athlétiques et gymniques. De plus, une après-midi entière était exclusivement réservée aux compétitions sportives interclasses ou inter-écoles.

Dans les années 60 et 70, les compétitions sportives scolaires et universitaires animaient les écoles et les facultés. Elles étaient une fête pour la jeunesse sportive. Elles ont permis à de nombreux jeunes de se révéler par la suite comme champions et dirigeants sportifs.

Aujourd’hui, partagée entre deux ou trois départements ministériels, le sport scolaire et universitaire connaît des difficultés dans la plupart des pays membres du Sud. Dans la pratique, la place accordée à l’EPS dans le système scolaire (infrastructures, emploi du temps, moyens, etc.) est réduite. Ainsi, il n’y a plus d’après-midi dans la semaine consacrée aux activités physiques et sportives. De plus, en raison de constructions diverses, l’espace réservé à la pratique de l’éducation physique et sportive est limité et aucune alternative n’est planifiée.

Par ailleurs, les épreuves d’EPS dans les examens scolaires et les concours connaissent un recul et les qualifications des enseignants chargés de cette discipline ne cessent de décroître, notamment en raison du manque de formations.

En 2005, une enquête menée par l’UNESCO1 dans une dizaine de pays de l’Afrique de l’Ouest, membres de la CONFEJES, révèle que la situation de l’EPS dans les établissements d’enseignement connaît un niveau de dégradation qui inquiète à la fois les éducateurs et les dirigeants sportifs avertis.

Aussi, était-il urgent de développer un plaidoyer auprès des décideurs et ceux qui influent les décisions politiques, pour les amener à prendre conscience de l’importance de l’éducation physique et sportive dans le système d’éducation, d’une part ; et dans le développement des sports, d’autre part.

La CONFEMEN et la CONFEJES, en partenariat avec plusieurs organisations, notamment l’IAAF, l’ISF, l’UNESCO, mettent en œuvre plusieurs initiatives visant à relancer la pratique de l’EPS dans les différents ordres d’enseignement des États et gouvernements de la Francophonie :

  • Mise en œuvre de la convention cadre tripartite CONFEJES-CONFEMEN-IAAF ;
  • Élaboration de la convention cadre tripartite CONFEJES-CONFEMEN-ISF.
  • Mise en œuvre du projet régional sport-santé-gouvernance.

Pour aller plus loin :

  • Plaidoyer pour la relance de l’Éducation physique et sportive à l’école
  • Déclaration de Cotonou sur la relance de l’Éducation physique et sportive