Recrutement d’un consultant chargé de l’élaboration du document d’échantillonnage pour l’évaluation PASEC de fin de l’enseignement de base (Collège)
6 octobre 2021
Recrutement d’un consultant pour la réalisation d’une étude sur le thème : « Pratiques d’enseignement à distance en réponse à la crise COVID-19 : identification des forces et faiblesses, perspectives de pérennisation à travers une prise en compte dans les plans sectoriels de l’Education des pays d’Afrique subsaharienne »
7 octobre 2021

Recrutement de consultants pour la réalisation d’une étude des programmes des pays d’Afrique subsaharienne et des référentiels internationaux du 1er cycle du secondaire en langue, en mathématiques et en sciences en vue de la production de tableaux de spécification d’une évaluation type PASEC

Le programme KIX est une initiative du Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME) coordonnée par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) visant le partage des connaissances et des innovations en matière d’Éducation. Quatre centres
régionaux KIX ont ainsi été créés afin de réunir les représentants des pays membres pour discuter des bonnes pratiques en matière d’éducation autour de priorités communes.

Le centre KIX Afrique 21 est mis en œuvre par un consortium constitué par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à travers son Institut de la Francophonie pour l’Éducation et la Formation (IFEF), la Conférence des ministres de l’Éducation des États et
gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Ce centre regroupe vingt et un (21) pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Océan Indien : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cabo Verde, Cameroun, République centrafricaine,
Tchad, Comores, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Djibouti, Guinée, Guinée Bissau, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger République du Congo, Sénégal, Sao Tomé et principe et le Togo. Ces pays s’illustrent par des contextes éducatifs présentant de
nombreuses similitudes et par le partage d’une même langue officielle
.

L’évaluation de l’apprentissage permet de mesurer la qualité des systèmes éducatifs et les données qui en résultent constituent une base sur laquelle peuvent s’appuyer l’élaboration de politiques visant l’amélioration de la qualité des systèmes éducatifs. Un système
d’évaluation de l’apprentissage intègre les politiques, les institutions, les outils et les pratiques permettant de recueillir et d’utiliser des informations sur les acquis scolaires
. Il se comporte en général de trois (3) composantes : les évaluations en classe, les examens nationaux et les évaluations à grande échelle.

Malheureusement, les systèmes d’évaluation de nombreux pays d’Afrique subsaharienne soit ignorent les évaluations à grande échelle, soit ne leur laissent qu’une place marginale. Ainsi, une étude réalisée en 2020 par le groupe TALENT révèle que seuls 40% des pays d’Afrique
subsaharienne ont participé à des évaluations à grande échelle transnationales (PASEC
 ou SEACMEQ) et/ou internationales telles que PIRLS, PISA pour le Développement et TIMSS.
De plus, moins de la moitié d’entre eux ont effectué une évaluation nationale à grande échelle
. Cette insuffisance quantitative et qualitative des évaluations à grande échelle est dommageable car elles ont pour finalité non pas de se focaliser sur les résultats individuels
comme les examens et les devoirs de classe, mais de donner une image globale des acquis scolaires et d’expliquer les résultats obtenus. En ce sens, elles fournissent une mesure plus juste de l’équité et la qualité d’un système éducatif.

En outre, les évaluations à grande échelle organisées dans ces pays ne concernent généralement que l’enseignement primaire. Le cycle secondaire n’est que très rarement pris en compte. Or, l’approche curriculaire holistique de plus en plus privilégiée dans les systèmes
éducatifs suggère une vision globale de l’Éducation. Une telle approche implique une éducation de base élargie au sens de la CITE (Classification Internationale Type de l’Éducation) allant du l’éducation et la protection à la petite enfance (EPPE) au 1er cycle de
l’enseignement secondaire. 

Le rôle central de l’enseignement secondaire dans l’éducation de base était déjà mis en évidence dans le DRO (Document de Réflexion et d’Orientation) de 2009 de la CONFEMEN qui avait pour thème : « enseignement secondaire et perspectives ». Dans la même veine, la
lettre de l’IIPE
 du 24 juillet 2019 est dédiée aux défis et aux opportunités autour d’un enseignement secondaire de qualité pour tous. Cette lettre s’appuie sur le dernier rapport du « Partenariat pour renforcer l’innovation et la pratique dans l’enseignement secondaire » qui montre qu’un enseignement secondaire de qualité est associé de manière mesurable à des effets positifs sur la santé, le bien-être et la productivité.

Ce contexte suscite la nécessité d’intégrer le 1er cycle du secondaire dans les évaluations à grande échelle, notamment dans le PASEC qui couvre un large spectre de pays d’Afrique subsaharienne francophone. Les pays pourraient ainsi disposer d’une mesure des acquis
scolaire sur tous les cycles de l’éducation de base élargie. En prélude à la construction des instruments d’une évaluation au 1
er cycle du secondaire, et en l’absence d’un référentiel commun de compétences21, une analyse des programmes d’enseignement de ce cycle dans
les pays du centre du KIX Afrique 21 nous paraît incontournable. C’est dans optique que s’inscrit la présente étude qui devrait permettre la définition des compétences, domaines et processus cognitifs communément sont susceptibles d’être évalués chez les élèves du 1
er cycle
du secondaire.