Recrutement d’un consultant pour la réalisation d’une étude sur le thème : « Pratiques d’enseignement à distance en réponse à la crise COVID-19 : identification des forces et faiblesses, perspectives de pérennisation à travers une prise en compte dans les plans sectoriels de l’Education des pays d’Afrique subsaharienne »
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11 OCTOBRE JOURNÉE MONDIALE DE L’ÉDUCATION DES FILLES : MESSAGE DU SECRETAIRE GENERAL DE LA CONFEMEN
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Recrutement d’un consultant pour la réalisation d’une étude sur le thème : « stratégies de renforcement des capacités des acteurs des systèmes éducatifs des pays d’Afrique subsaharienne en apprentissage institutionnel et en gestion des connaissances »

Le programme KIX est une initiative du Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME) coordonnée par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) visant le partage des connaissances et des innovations en matière d’Éducation. Quatre centres régionaux KIX ont ainsi été créés afin de réunir les représentants des pays membres pour discuter des bonnes pratiques en matière d’éducation autour de priorités communes.
Le centre KIX Afrique 21 est mis en œuvre par un consortium constitué par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à travers son Institut de la Francophonie pour l’Éducation et la Formation (IFEF), la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Ce centre regroupe vingt et un (21) pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Océan Indien : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cabo Verde, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Comores, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Djibouti, Guinée, Guinée Bissau, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger République du Congo, Sénégal, Sao Tomé et principe et le Togo. Ces pays s’illustrent par des contextes éducatifs présentant de nombreuses similitudes et par le partage d’une même langue officielle.

Les activités du centre visent à approfondir la compréhension des innovations réussies telles que les produits, les processus, les stratégies ou approches permettant de rendre les systèmes éducatifs plus efficaces et à renforcer la capacité des gouvernements à innover, à générer et utiliser des données probantes. Le but du centre est d’aider les pays membres à assurer un fonctionnement optimal des systèmes éducatifs, tâche qui, en général, se révèle difficile du fait de la complexité de ces systèmes. Souvent, lorsqu’ils sont mis en pratique, les projets conçus par les organisations internationales ou développés au niveau central ne donnent pas les résultats escomptés. Pour être efficace, toute solution à un problème de développement devrait suffisamment prendre en compte du contexte local. D’un autre côté, ce serait gaspiller des ressources que de réinventer sans cesse la roue.

Par conséquent, la mise en œuvre de stratégies efficientes d’apprentissage institutionnel et de gestion des connaissances peut s’avérer d’un apport majeur pour permettre aux systèmes éducatifs de répondre au mieux aux missions qui leur sont assignées. En effet, l’apprentissage institutionnel et la gestion des connaissances offrent des méthodes et des outils susceptibles de soutenir l’amélioration du fonctionnement des systèmes éducatifs.

D’une part, l’apprentissage institutionnel permet d’adapter des mesures ayant fait leurs preuves au niveau local ou dans d’autres contextes aux caractéristiques similaires, d’examiner leur adéquation avec le contexte cible, de réfléchir aux résultats positifs et négatifs et, au besoin, de rectifier le tir. Dans une perspective d’apprentissage institutionnel, il est par ailleurs tout aussi important de communiquer ses expériences et de les échanger avec d’autres, de découvrir de nouvelles idées, de remettre en question et d’adapter ses propres règles, processus organisationnels.

D’autre part, la gestion des connaissances permet d’identifier, d’analyser, de mémoriser et de partager les connaissances produites à travers le processus d’apprentissage institutionnel. Elle contribue à optimiser l’apprentissage afin de favoriser l’innovation et elle constitue de ce fait un véritable levier du changement. Cela explique pourquoi, la gestion du changement constitue un des principaux défis que doivent relever les organisations dans les quinze (15) prochaines années. À cet effet, il s’avère pertinent d’analyser la manière dont s’organisent l’apprentissage institutionnel et la gestion des connaissances dans les systèmes éducatifs des pays membres du centre KIX Afrique 21. C’est dans cette optique qu’est organisée la présente étude.