Recrutement de consultants pour la réalisation d’une étude des programmes des pays d’Afrique subsaharienne et des référentiels internationaux du 1er cycle du secondaire en langue, en mathématiques et en sciences en vue de la production de tableaux de spécification d’une évaluation type PASEC
7 octobre 2021
Recrutement d’un consultant pour la réalisation d’une étude sur le thème : « stratégies de renforcement des capacités des acteurs des systèmes éducatifs des pays d’Afrique subsaharienne en apprentissage institutionnel et en gestion des connaissances »
7 octobre 2021

Recrutement d’un consultant pour la réalisation d’une étude sur le thème : « Pratiques d’enseignement à distance en réponse à la crise COVID-19 : identification des forces et faiblesses, perspectives de pérennisation à travers une prise en compte dans les plans sectoriels de l’Education des pays d’Afrique subsaharienne »

Le programme KIX est une initiative du Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME) coordonnée par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) visant le partage des connaissances et des innovations en matière d’Éducation. Quatre centres
régionaux KIX ont ainsi été créés afin de réunir les représentants des pays membres pour discuter des bonnes pratiques en matière d’éducation autour de priorités communes.

Le centre KIX Afrique 21 est mis en œuvre par un consortium constitué par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à travers son Institut de la Francophonie pour l’Éducation et la Formation (IFEF), la Conférence des ministres de l’Éducation des États et
gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Ce centre regroupe vingt et un (21) pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Océan Indien : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cabo Verde, Cameroun, République centrafricaine,
Tchad, Comores, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Djibouti, Guinée, Guinée Bissau, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger République du Congo, Sénégal, Sao Tomé et principe et le Togo. Ces pays s’illustrent par des contextes éducatifs présentant de
nombreuses similitudes et par le partage d’une même langue officielle
.

Les activités du centre visent à approfondir la compréhension des innovations réussies telles que les produits, les processus, les stratégies ou approches permettant de rendre les systèmes éducatifs plus efficaces et à renforcer la capacité des gouvernements à innover, à générer et utiliser des données probantes.

Or, les évaluations PASEC 2014 et 2019 ont révélé que ces systèmes éducatifs réalisent des performances en deçà de ce qui est attendu par les pays, et cela malgré des progrès certains.

En outre, une étude réalisée par l’Observatoire de la Qualité de l’Éducation (OQE) de la CONFEMEN en 2021 montre que les pays d’Afriques subsaharienne ne pourront vraisemblablement pas atteindre l’ODD4 à l’horizon 2030. Par ailleurs, l’épidémie à COVID-19 qui a conduit à la fermeture des écoles dans la très grande majorité de ces pays pourrait avoir davantage fragilisé ces systèmes éducatifs. PASEC réalise d’ailleurs, en collaboration avec l’ISU, une étude dans six (6) pays dans le cadre du projet MILO (Monitoring the Impact of COVID on Learning Outcome) visant à mesurer les pertes d’apprentissage suite à ces fermetures d’écoles.

Dans ce contexte et afin d’atténuer les conséquences de ces fermetures d’écoles, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre au niveau internationale afin d’appuyer les pays. Ainsi, la CONFEMEN a organisé des réunions extraordinaires des ministres composant son Bureau qui a conduit, en collaboration avec l’UNESCO, le partenariat mondiale pour l’Éducation, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et le ministère français de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports (MENJS) à la mise en place de la plateforme imaginecole. Imaginecole vise à soutenir la continuité éducative en Afrique francophone (Bénin, Burkina, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et Togo) à travers :
Un espace régional francophone qui rassemble plusieurs ressources numériques mutualisées de qualité et accessibles pour la réussite de tous les élèves ;
Des espaces élève pour chacun des 10 pays avec des ressources pédagogiques contextualisées et répondant aux spécificités de chaque système éducatif ;
Des espaces concepteurs pour chaque pays pour produire, modifier ou partager des scénarios pédagogiques et les diffuser au niveau local ou régional.
Afin de renforcer cette initiative, l’IFEF a organisé une formation à l’attention des enseignants.es (en particulier ceux des pays d’Afrique subsaharienne francophone) à l’intitulé évocateur : « Enseigner à distance en temps de confinement : Covid-19 »
. Cette formation
avait pour objectif d’introduire les notions fondamentales qui distinguent l’enseignement à distance de l’apprentissage (EAD) classique en mode présentiel. Il y était surtout question de se limiter aux aspects méthodologiques de l’EAD sans s’arrêter sur les considérations techniques qui sont du ressort des équipes chargées de la logistique dans les institutions qui facilitent cet enseignement à distance. On pourrait également ajouter à l’ajoute de l’IFEF, le passage à un format 100 % en ligne de l’Initiative pour la Formation des Maîtres (IFADEM).
Au-delà de la Francophonie, l’Association pour le Développement de l’Éducation en Afrique (ADEA) qui a notamment a mis à contribution son Groupe de Travail sur l’Enseignement à Distance et l’Apprentissage Libre (GTEDAL) afin d’appuyer les ministères de l’Éducation dans
l’amélioration de l’accès à la qualité et à l’équité de l’éducation, et, en particulier, à renforcer les capacités et les aptitudes du système éducatif de chaque pays africain.
Toutes ces initiatives visaient à appuyer les initiatives prises par les pays pour assurer la continuité éducative et atténuer ainsi les effets de la fermeture des écoles. L’étude réalisée par la CONFEMEN en collaboration avec l’OIF déjà évoquée plus haut, montre que les pays ont
mis en place ou renforcé des dispositifs de formation à distance pendant la fermeture des écoles. Ces dispositifs mettaient en général en œuvre une combinaison des quatre supports que sont la radio, la télévision, le numérique et les documents papiers afin de favoriser l’accès
au plus grand d’élèves. Un an après cette dynamique, il nous paraît opportun dans le cadre du centre KIX Afrique 21 d’initier une réflexion visant à mettre en lumière
les forces et les faiblesses de ces dispositifs, et de dresser les perspectives de pérennisation à travers une prise
en compte dans les plans sectoriels de l’Education des pays d’Afrique subsaharienne. C’est l’objet de la présente étude.